Suite du succès des manifestations du 13 décembre 2008 pour la vérité sur l’assassinat de Norbert Zongo : nouvelles convocations des membres du collectif à la genfarmerie
mardi 6 janvier 2009
A la suite de la manifestation réussie du 13 décmebre 2008, à l’occasion de la commémoration du 10eme anniversaire de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, quatre responsables du collectif organisateur de la manifestion avaient déjà été interpellés lundi 15 décembre au matin pour être relâches quelque heures plus tard après avoir été interrogés. Mais le 5 janvier, des dirigeants du collectif, organisateurs du collectif, ont de nouveau été interrogés à la gendarmerie. Il s’agirait d’une instruction suite à un plainte déposée par le maire de Ouagadougou, Simon Compaoré à la suite de la rebaptisation de l’Avenue de la Nation en y apposant un autocollant portant la mention « Avenue Norbert Zongo. En réalité il s’agit d’une initiative de l’association Reporters Sans Frontière . Les autorités ont d’ailleurs attendu que les responsables de cette association, très médiatique, aient quitté lé Burkian pour procédés aux premières convocations. Vous trouverez ci-dessous le communiqué qui réagit à la deuxième vague de convocations à la gendarmerie, ainsi que plus bas la réaction de Reporter Sans Frontière La rédaction
Collectif des Organisations Démocratiques de Masse et de Partis Politiques
(AJB -ACAT –Ass. Scolaires - Ass. KEBAYINA/FB - CIJ -TS – Collectif CGT-B - FANIDHO - FONOZO – FTS – Groupe 14 Février –LDLP - MBDHP- MBEJUS - SEP - Col. Avocats – UGEB).
COMMUNIQUE
Le lundi 05 janvier 2009 à 8heures, trois responsables du Bureau de la Coordination nationale du Collectif ont été convoqués à nouveau par la gendarmerie nationale. Il s’agit de Chrysogone ZOUGMORE (Président du Collectif), Tolé SAGNON (Vice-Président), et Jean Claude MEDA (Rapporteur).
Cette convocation fait suite à celle du 15 décembre 2008 au cours de laquelle on leur avait reproché d’avoir, au cours de la grande marche du 13 décembre 2008 marquant le 10ème anniversaire des assassinats de Sapouy, "rebaptisé" l’Avenue de la Nation en y apposant un autocollant portant la mention « Avenue Norbert Zongo ».
Il a été précisé aux responsables, que leur interpellation fait suite à une plainte introduite par le Maire de Ouagadougou, Simon Compaoré.
Accompagnés et soutenus par les autres membres du Bureau du Collectif ainsi que par les secrétaires généraux des centrales syndicales et syndicats autonomes, les camarades ont été auditionnés individuellement par le Commandant de la Brigade Territoriale de Ouagadougou et ses collaborateurs de 8 h 15 à 10 h 15 autour des motifs sus-indiqués. En outre, il leur est également reproché entre autres, d’avoir utilisé frauduleusement les armoiries de la Maire de Ouagadougou sur l’autocollant et d’avoir dégradé des édifices publics (en apposant un autocollant le 13 décembre dernier sur une plaque de la mairie !).
Exhibant, une photo d’un autocollant sur une plaque, les interpellés se verront également reprocher d’avoir procédé à un autre baptême de rue le 31 décembre 2008 sur l’Avenue Georges KONSEIGA ! Toute chose que le bureau du Collectif ignore.
De toute évidence, il s’agit d’une procédure judiciaire initiée depuis le parquet par le Procureur du Faso suite à la plainte du maire de Ouagadougou, Simon COMPAORE. De fait, après l’ensemble des auditions (y compris celles à venir) des procès verbaux seront dressés et acheminés à l’attention du Procureur pour suite à donner.
Outre les camarades interpellés, quatre (4) convocations attendaient d’autres responsables du Collectif. Ce sont : Henri Compaoré (MBDHP), Bassolma Bazié (CGT-B), Adama Baguiya (Président de l’UGEB) et Kader Nacro (G14)
Une fois de plus nous sommes en présence d’une procédure judiciaire contre des responsables du Collectif à l’exemple de celle de novembre - décembre 1999 où ils avaient été déférés devant le tribunal correctionnel de Ouagadougou le 27 décembre 1999 pour « appel à la sédition et à la désobéissance », « atteinte à la sûreté de l’Etat » et « démoralisation de l’armée ». Il avait fallu une forte mobilisation nationale et internationale afin qu’ils soient relaxés.
Le Bureau de la Coordination nationale du Collectif, félicite l’ensemble des militantes et militants du Collectif, le Pays réel, les démocrates et progressistes pour leur mobilisation spontanée à la Bourse du travail de Ouagadougou dès l’annonce des interpellations. Il félicite les responsables des centrales syndicales et syndicats autonomes pour leur prompte réaction et démarches entreprises auprès de différentes autorités ainsi que pour leur présence physique à la gendarmerie aux côtés des interpellés ! Il félicite également les différents organes de presse qui sont immédiatement venus aux nouvelles. Différentes réactions de solidarité lui sont parvenues de différents collectifs provinciaux et de l’extérieur du pays.
Le Bureau de la Coordination nationale du Collectif, invite chacune et chacun, le pays réel, les démocrates et progressistes à rester mobilisés et à se tenir prêts dans l’attente de l’évolution de la situation. Il s’agit manifestement de manœuvres de diversion et de harcèlement contre le Collectif en raison de sa lutte contre l’impunité et pour la démocratie.
Pour le Bureau de la Coordination Nationale, ces manœuvres ne détourneront nullement le Collectif de ses objectifs. La lutte doit se poursuivre et se poursuivra contre le non lieu et pour la réouverture et l’instruction sérieuse du dossier Norbert ZONGO, contre la vie chère et pour les libertés.
NA AN LAARA, AN SAARA !
Ouagadougou, le 05 janvier 2009
Pour la Coordination Nationale, le Bureau :
Le Président du Collectif : Chrysogone ZOUGMORE M.B.D.H.P
Vice Président : Tolé SAGNON Collectif CGT-B Vice Président : Issa TIENDREBEOGO Groupe du 14 Février
Rapporteurs : Jean Claude MEDA (AJB) , Adama BAGUIYA (UGEB), Me Bénéwendé S. SANKARA (Collectif / Avocats)
RSF défie Simon Compaoré
Suite à une plainte déposée par le maire de la commune de Ouagadougou, Simon Compaoré après la commémoration du dixième anniversaire de l’assassinat de Norbert Zongo, les dirigeants du Collectif ont dû répondre par deux fois à une convocation à la gendarmerie dans le cadre d’une enquête judiciaire. A travers une correspondance au procureur du Faso, Reporter sans frontières, qui a participé à cette activité a situé sa responsabilité dans cette affaire et se dit disposé à répondre de ses actes.
« Notre organisation assume l’entière responsabilité de cette opération », tel est la substance de la correspondance de Reporter sans frontière au Procureur du Faso. Cette lettre fait suite à la convocation pour une deuxième fois des dirigeants du Collectif contre l’impunité du Burkina Faso dans le cadre d’une enquête judiciaire menée par la gendarmerie. Dans cette correspondance signée par son secrétaire général, Jean François Julliard, RSF indique qu’il a lui-même confectionné et procédé à l’importation des auto-collants qui ont servi a rebaptisé l’avenue de la nation « Avenue Norbert Zongo ». Pour l’organisation internationale de défense de la liberté de la presse, « lors de cette opération, il n’y a eu aucune dégradation matérielle et c’est pourquoi nous ne comprenons pas(elle ne comprend pas ndlr) l’objet de cette plainte ». Elle se tient cependant à la disposition des autorités judiciaires du Burkina Faso pour répondre à toutes explications dans le cadre de cette affaire. En rappel, dans le cadre de la commémoration du dixième anniversaire du drame de Sapouy le 13 décembre dernier, le S.G de RSF avait symboliquement baptisé une avenue de Ouagadougou, Avenue Norbert Zongo. Cela a suscité une plainte de la part du maire de la commune de Ouagadougou, Simon Compaoré. Ce dernier estime que les armoiries de la mairie ont été utilisées sur les auto-collants que RSF a collé sur les panneaux le long de l’avenue rebaptisée.
Mots-clés
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CGTB
- Message du 1er mai 2009 des organisations syndicales
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- Organismes Génétiquement Modifiés : une menace déjà bien présente au Burkina ( l’exemple de la filière coton) Déclaration de la CGTB (Confédération Général du Travail du Burkina Faso)
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Chrysogone Zougmoré
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Collectif des Organisations Démocratiques de Masse et de Partis Politiques -
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Droits humains
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Norbert Zongo
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RSF Reporters Sans Frontières
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- Burkina Faso - Rapport annuel 2007 de Reporter Sans Frontière