Pétition : Justice pour Norbert Zongo

mardi 21 octobre 2008

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Le 13 décembre 2008, cela fera 10 ans que le journaliste Norbert Zongo a été assassiné. La société civile burkinabé s’apprête à commémorer cet anniversaire par des initiatives de grande ampleur. Le Centre national de presse Norbert Zongo a lancé le lundi 20 octobre dernier 2008, une pétition pour la réouverture du dossier Norbert Zongo, à l’occasion de la 10e Journée nationale pour la liberté de la presse. Pour signer la pétition en ligne il faut se rendre à l’adresse http://www.lapetition.be/en-ligne/justice-pour-norbert-zongo-3229.html. Vous trouverez aussi à l’adresse http://www.citizensforearth.info/-La-gouvernance-au-Burkina- du présent site, des articles sur l’affaire Norbert Zongo et à l’adresse http://norbertzongo10ans.net le site du centre de presse Norbert Zongo créé à l’occasion de cet anniversaire. Ci-dessous le texte de la pétition et un article publié dans le quotidien l’Observateur qui raconte les conditions du lancement de la pétition.


Le texte de la pétition

Monsieur le Président du Faso,

Dix ans après l’assassinat du Journaliste Norbert Zongo, directeur de publication de l’hebdomadaire l’Indépendant, le 13 décembre 1998, nous sommes choqués de constater le traitement reservé au dossier. Tout semble être fait pour que justice ne soit jamais rendue à norbert Zongo et au peuple burkinabè. Ainsi, un non-lieu a été prononcé dans cette affaire le 18 juillet 2006 et le dossier remis au greffe pour classement dans l’attente d’hypothétiques faits nouveaux. Après plus de 6 ans d’instruction, le seul inculpé, Marcel Kafando a été relaxé au motif qu’un temoin clé se serait partiellement rétracté dans ses accusations.

Face à ce déni de justice, nous voudrions par la présente, marquer notre attachement à ce que justice soit rendue dans le dossier Norbert Zongo.

Nous vous exhortons en tant que Président du Faso et au nom du serment que vous avez prêté en tant que premier magistrat du Faso, de veiller en collaboration avec les autorités judiciaires à ce que les auteurs de ce crime odieux soient identifiés, poursuivis et punis conformément à la loi.

Nous vous rappelons qu’en vertu des dispositions de l’article 2 du Pacte International relatif aux droits civils et politiques et des articles 3 et 7 de la charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, les autorités burkinabè doivent garantir le respect du droit à la justice et l’indépendance de la justice.

En espérant que vous entendrez notre message, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président du Faso, l’expression de notre haute considération.

Cette pétition est destinée à toute personne attachée au respect de la vie humaine et soucieuse de voir la justice rendue dans ce dossier.


L’article du quotidien l’Observateur : Burkina Faso : Affaire Norbert Zongo - Une pétition pour déterrer le dossier

Issa K. Barry

Journée nationale de la liberté de la presse oblige, le Centre national de presse Norbert-Zongo (CNP-NZ) bouillonnait d’activités, ce lundi 20 octobre 2008. Dans la soirée, le public a assisté à la signature de pétition pour la réouverture du dossier Norbert Zongo, à un débat sur la crise financière internationale et à une projection de film sur les effets néfastes de la mondialisation.

Quand il est question de l’affaire Norbert Zongo, apparaissent forcément en filigrane le Collectif et ... Halidou Ouedraogo qui en a été le président pendant bien longtemps et qui a marqué de son empreinte indélébile ce regroupement, avant de passer la main en octobre 2007 à Chrisogone Zougmoré. Alors, s’il s’agit de signer une pétition pour la réouverture de ce dossier qui a et continue de défrayer la chronique, on imagine mal l’absence de l’ancien président du Collectif.

C’est donc cet homme qui, bien que véritablement diminué par la maladie, a effectué le déplacement ce jour-là au centre de presse qui porte le nom du célèbre journaliste assassiné le 13 décembre 1998. Mission, apposer sa griffe sur un document qui, selon ceux qui en sont les initiateurs, va faire le tour de toutes les provinces avant d’atterrir à Kossyam, sur le bureau du président du Faso.

Après ce geste fait donc par celui qui est devenu président d’honneur du Collectif, plusieurs invités, parmi lesquels des personnalités politiques comme Bénéwendé Sankara, Pilippe Ouédraogo et Issa Tiendrebeogo, se sont succédé pour parapher le document qui a ensuite fait le tour des autres tables.

« Le 13 décembre prochain, nous ferons le point pour voir combien de Burkinabé ont signé la pétition », a promis Justin Coulibaly, président du comité de pilotage des festivités marquant le 10e anniversaire de la Journée nationale de la liberté de la presse.

Comme pour rester collé aux préoccupations actuelles liées à l’actualité internationale marquée par la crise financière qui secoue en ce moment toutes les grandes places économiques du monde, le CNBP-NZ a décidé de placer la commémoration sous le thème : « Journalisme et crise financière ».

Et pour parler d’un sujet aussi complexe, convenons-en, le comité d’organisation est allé dénicher un trio qui se complète à merveille et que l’on peut même qualifier d’explosif. Il s’agissait de l’analyste financier, Harouna Ouédraogo, de l’économiste, Claude Wetta, et d’un altermondialiste, le Père Jacques Lacour. Le premier-cité, avec la précision et la concision qui sied au métier qu’il exerce, a campé le décor de cette situation qui a pris naissance aux Etats-Unis avec les fameux « subprimes ».

Le second intervenant, Claude Wetta, a axé sa présentation sur les possibles retombées pour l’Afrique. Il y a d’abord celles fâcheuses comme la baisse des cours des matières premières, des transferts de revenus, de l’aide publique au développement, des exportations et des investissements.

Mais fort heureusement, il n’y a pas que des inconvénients, a tenu à vite préciser ce professeur d’université. La crise pourrait avoir de bons revers, notamment dans les finances privées avec une baisse de prix de produits, notamment les hydrocarbures. A l’issue de son exposé, place a ensuite été faite au Père Jacques Lacour.

Avec cet humour qui lui va comme un gant, et en alter- mondialiste bon teint, il a, quant à lui, tiré à boulets rouges sur les programmes d’ajustements et sur le libéralisme dont les fervents défenseurs, ont, selon lui, disparu de la nature par ces temps qui courent. « En voulant réduire l’homme à sa seule fonction économique, voilà où l’on en est », a-t-il déploré. Il n’était d’ailleurs pas le seul à faire le procès de ce modèle économique. Avant lui, le professeur Wetta s’était exclamé : « Aucune économie sérieuse ne croit aux dogmes de l’économie ultralibérale. Dans la pratique, il n’y a rien de sérieux ! Aujourd’hui, tous les dirigeants chassent leurs conseillers libéraux ; à commencer par Sarkozy ». Lui et le Père Jacques Lacour sont plutôt favorables pour une libre entreprise régulée dans laquelle le citoyen a son mot à dire. « Pas une économie où le principe le plus édicté est d’écraser l’autre », a prévenu l’homme de religion.

Source : L’Observateur Paalga (Ouagadougou) du 22 Octobre 2008 http://fr.allafrica.com/stories/200810220182.html


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  • Pétition : Justice pour Norbert Zongo
    4 décembre 2008, par SANOGO Aly

    je suis pour la reouverture du dossier

    je souhaite que justice soit faite