Coalition nationale de lutte contre la vie chère
mardi 15 juillet 2008
Nous, centrales syndicales du Burkina Faso
(CGT-B – CNTB – CSB – FO/UNSL – ONSL – USTB)
Syndicats autonomes
(SAIB –SATEB– SNEAB –SYNATEB- SYNATIC - SYNTAS–SYNTRAPOST– SYNAPAGER - SYNATIPB - SYNATRAD–SYSFMAB– SYNATEL)
Réseaux, mouvements et associations de la société civile
(ACAT / bURKINA ; aecc ; AJB ; AS / kEBAYINA-fb ; lcb ; ldlp ; lidejel ; MBDHP ; mbejus ; mOUVEMENT DE LA PAIX ; odj ; ren –lac ; social/alert ; UGEB)
Réunis dans une structure dénommée « coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés » en abrégé CCVC,
1.Constatant :
Que depuis quelques années, la situation sociale des populations Burkinabé s’est particulièrement dégradée ;
Que les causes fondamentales de cette situation sont à rechercher d’une part, dans le pillage des ressources du pays par les grandes puissances qui, à travers les institutions financières internationales, lui imposent les PAS destinés à assurer le remboursement de la dette au détriment de la satisfaction des besoins sociaux des populations, et d’autre part dans la mauvaise gestion des ressources humaines, matérielles et financières du pays, marquée par la corruption, la fraude, l’impunité des crimes de sang et des crimes économiques, etc.
Que la flambée des prix des produits notamment ceux de grande consommation frappe toutes les couches populaires en particulier les travailleurs salariés des secteurs public et privé, les femmes, la jeunesse scolarisée et non, les travailleurs de l’économie informelle (petits commerçants, artisans, vendeuses de légumes et fruits, …), les paysans, les retraités, les sans emplois, etc.
2.Saluant les luttes engagées contre ces maux par diverses organisations et regroupements, particulièrement l’unité d’action du mouvement syndical ;
3.Préoccupés par la situation sus – évoquée et saluant l’initiative du mouvement syndical ayant abouti aux concertations ;
Décidons d’unir nos efforts en un vaste mouvement citoyen d’envergure nationale et ayant pour objectif central la lutte pour l’amélioration des conditions de vie, d’études, de santé et de travail des populations burkinabé à travers le thème central de la « lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés ».
Retenons de mener ensemble la lutte en vue de la résolution des préoccupations suivantes :
1. Relèvement des salaires, des pensions de tous les agents de l’Etat, des travailleurs du privé, en activité ou à la retraite en rapport avec le coût de la vie.
2. Réduction significative et effective des prix et contrôle des prix et de la qualité des produits de 1ère nécessité ; riz, mil, maïs, haricot, huile, sel, sucre, lait, etc.
3. Réduction des taxes sur les produits pétroliers, de l’IUTS, des taxes qui frappent les petits commerçants, les artisans, les prestataires de services et suppression de la TVA sur les prêts bancaires ;
4. Relèvement des premières tranches de l’ONEA et de la SONABEL respectivement à 10 m3 et à 75KWH ;
5. Amélioration des conditions de vie et d’études des élèves et étudiants notamment par la réinstauration de bourses scolaires, l’augmentation des bourses et aides des étudiants, la construction d’infrastructures scolaires et universitaires (écoles, CEG, lycées, amphithéâtres, cités universitaires adaptées, etc.) ;
6. Arrêt de l’expropriation des paysans pauvres de leurs terres. Révision à la hausse des prix d’achat du coton et autres produits des paysans. Baisse des coûts des intrants agricoles ;
7. Prise de mesures concrètes et efficaces contre la corruption et la fraude. Assainissement de la gestion des marchés publics au niveau aussi bien des procédures d’attribution que de résiliation des marchés (institutions, DGMP, Faso Baara, DACR … )
8. Prise de mesures énergiques contre la mauvaise gestion des ressources humaines et des biens publics ;
9. Non signature par le Burkina Faso des APE dont le contenu actuel est porteur de graves dangers pour l’économie nationale particulièrement l’agriculture et l’industrie ;
10. Gratuité effective de l’Ecole pour les enfants jusqu’à l’âge de 16 ans ; formation professionnelle gratuite des jeunes ; des emplois pour les jeunes ;
11. Gratuité des soins d’urgence et de base et vaccination adaptée contre les endémies et épidémies, notamment la méningite ;
12. Arrêt des P.A.S. et des privatisations sauvages des entreprises publiques, notamment celles à caractère stratégique comme l’ONEA, la SONABEL, le BUMIGEB, la SONABHY, etc.
Règlement définitif de tous les dossiers sociaux traités par la justice ou soumis aux autorités. Institution d’une allocation chômage particulièrement pour les travailleurs victimes des P.A.S ;
13. Traduction effective de tous les auteurs de crimes économiques et crimes de sang. Réouverture du dossier Norbert ZONGO ;
14. Garantie effective de la liberté de presse et d’expression, de manifestation, d’organisation.
15. Libre choix des citoyens lors des élections et instauration des candidatures indépendantes.
Fait à Ouagadougou, le 12 mars 2008.
Ont signé :
POUR LES CENTRALES SYNDICALES :
CGT-B : Tolé SAGNON, Secrétaire Général
CNTB : Laurent OUEDRAOGO, Secrétaire Général
CSB : Jean Mathias LILIOU, Secrétaire Général
FO/UNSL : Joseph TIENDREBEOGO, Secrétaire Général
ONSL : Paul KABORE, Secrétaire Général
USTB : El hadj Mamadou NAMA, Secrétaire Général
POUR LES SYNDICATS AUTONOMES :
SAIB Somoutié LOUGUET, Secrétaire Général
SATEB Bonaventure SEGUEDA, Secrétaire Général
SNEAB Jean KAFANDO, Secrétaire général
SYNATEB Tahirou TRAORE, Secrétaire Général
SYNTRAPOST Achille PARE, Secrétaire Général
SYNTAS Victor S. HIEN, Secrétaire Général
SYNAPAGER Apollinaire KABORE, Secrétaire Général
SYNATEL Valentin SAWADOGO, Secrétaire Général
SYNATIC Justin COULIBALY, Secrétaire Général
SYNATIPB François TAPSOBA, Secrétaire Général
SYNATRAD Etienne ILBOUDO, Secrétaire Général
SYSFMAB Mariam TIEMTORE, Secrétaire Générale
POUR LES MOUVEMENTS ET ASSOCIATIONS DE LA SOCIETE CIVILE :
acat / bURKINA Lucienne ZOMA, Présidente
aecc Sidiki DERME Président
AS / kEBAYINA-fb Tara NACANABO Président
lcb lazare zoungrana Président
ldlp Sibiri Eric KAM Président
lidejel Ousmane NACRO Président
MBDHP Chrysogone ZOUGMORE Président
mbejus Alexandre OUEDRAOGO Président
mOUVEMENT DE LA PAIX Pierre BIDIMA Président
odj André TIBIRI Président
ren –lac Blaise SONDO Secrétaire Exécutif
social/alert Henri COMPAORE Président
ugeb adama baguiya Président
AJB jean-claude MEDA Président
Mots-clés
-
CGTB
- Message du 1er mai 2009 des organisations syndicales
- Suite du succès des manifestations du 13 décembre 2008 pour la vérité sur l’assassinat de Norbert Zongo : nouvelles convocations des membres du collectif à la genfarmerie
- Interpellations à Ouagadou le 15 décembre 2008, le communiqué du Collectif
- Organismes Génétiquement Modifiés : une menace déjà bien présente au Burkina ( l’exemple de la filière coton) Déclaration de la CGTB (Confédération Général du Travail du Burkina Faso)
- Déclaration du collectif contre l’impunité au Burkina (codmpp) sur la crise universitaire : la crise universitaire est d’abord une crise de gouvernance !
- Vie chère