Blaise Compaoré dans le Limousin (France) mars 2009 : les réactions

mardi 31 mars 2009

Le Président de la République du Pays des hommes intègres à Guéret

La ville de Guéret, avec le Conseil Régional du Limousin, reçoit officiellement le président de la République du Burkina Faso, M. Blaise Compaoré, ce mardi 31 mars, en mairie de Guéret, à 16 h 30.

L’événement est d’importance et pourrait être fort heureux, le symbole d’une véritable coopération entre deux régions si éloignées et pourtant si proches dans leurs particularités liées au monde rural.

Accueillir une telle personnalité placerait momentanément Guéret et la région Limousin au centre d’un grand mouvement d’échange, de partage, d’amitié, de solidarité. Une belle histoire donc…

Et pourtant c’est de la colère que l’on éprouve à l’annonce d’une telle nouvelle tant le régime du Burkina Faso est associé, depuis la mort de Thomas Sankara et l’arrivée au pouvoir de Blaise Compaoré, aux assassinats politiques en interne (affaires David Ouédraogo et Norbert Zongo pour les plus connues) et à une politique de déstabilisation régionale ayant conforté les guerres terribles du Libéria et de Sierra léone dans les années 90.

Ça n’est pas un simple citoyen de Creuse qui est en position d’accuser nommément qui que ce soit mais de multiples témoignages ont été recueillis par des journalistes, des associatifs au Burkina et ailleurs, en France notamment.

La justice locale elle-même a recueilli de nombreux témoignages impliquant le pouvoir jusqu’au sommet de l’état mais elle a été désavouée par le pouvoir.

Blaise Compaoré est le responsable en chef du non fonctionnement démocratique du Burkina Faso comme les amis du président Sarkozy, Omar Bongo et Denis Sassou Nguesso sont les premiers responsables de l’injustice, de l’incurie et des violences politiques qui règnent respectivement au Gabon et au Congo.

Dans le doute, abstiens-toi !

Michel Vergnier et Jean-Paul Denanot auraient du s’abstenir.

Les électeurs de gauche n’ont que faire de la real politique et de la Françafrique.

Joël Perrin Saint-Vaury

Rassemblement le mardi 31 sur la place de la Mairie à 16h30 A L’appel du Collectif d’organisations associatives et politiques dont 2C2A, Comité Creusois du Parti de Gauche et Attac 23.

Source : http://lepartidegauche23.over-blog.fr/...


NOUS NE SOUHAITONS PAS LA BIENVENUE À BLAISE COMPAORÉ !

Communiqué de la ligue des droits de l’homme du Limousin

Blaise COMPAORE, Président du Burkina Faso, est le seul chef d’Etat africain invité de la Conférence de l’Assemblée des régions d’Europe (ARE). Il doit y parler de l’importance de l’engagement des collectivités afin de répondre aux défis nationaux et internationaux posés par les changements climatiques, le 31 mars à Limoges !

Cherchez l’erreur !

« ..l’on ne saurait aujourd’hui se satisfaire de la situation des droits humains chez nous au Burkina, parce que justement nous sommes, petit à petit, en train de semer les germes de crises sociopolitiques aiguës, avec la paupérisation grandissante et aggravée de larges couches de nos populations des villes et campagnes, l’impunité de nombreux crimes de sang dont l’odieux assassinat de Norbert Zongo et de ses compagnons, la perversion du jeu démocratique par la fraude, la corruption électorale, les abus de pouvoirs et d’autorité, bref l’impossibilité de fait d’un changement véritable. Une appréciation intelligente de l’état des droits humains chez nous commande que nous tirions ainsi à nouveau la sonnette d’alarme sur la situation de crise que vit en ce moment notre pays. A chacun donc (acteurs politiques et de la société civile) de prendre ses responsabilités. » Entretien de Chrysogone ZOUGMORE, Président du MBDHP, Mouvement burkinabé des droits de l’Homme et des peuples, avec Faso-Net, le 5 mai 2008

Comment ne pas s’étonner de ce choix peu exemplaire au plan démocratique fait par l’ARE pour donner la parole à un représentant du continent africain ?

Blaise Compaoré a pris le pouvoir par la force en 1987 au Burkina Faso... Régulièrement « réélu » Président de la République, pour un premier septennat en 1991, un second en 1998, puis un quinquennat en 2005.. après modification de la Constitution en 1991, puis en 1997, puis en 2000 et 2002, Blaise Compaoré contrôle d’une main de fer toute la vie politique, économique et sociale de son pays natal.

Répression féroce contre tout mouvement social, comme celle qui s’est abattue sur le mouvement étudiant de juin 2008, Blaise Compaoré n’hésite pas à envoyer la troupe contre ceux qui s’opposent à lui : syndicats, ONG, partis politiques... Cela fait plus de 11 ans que le journaliste Norbert ZONGO a été assassiné… sans que justice ne lui ait été rendue. De nombreuses organisations de la société civile se sont organisées pour dénoncer la corruption qui gangrène ce pays tant au plan politique qu’économique.

Blaise Compaoré et sa famille ont détourné et continuent de détourner les biens du peuple burkinabé. Des actions sont engagées contre lui en France concernant un patrimoine immobilier et mobilier situé dans l’hexagone, qui semble acquis dans des conditions peu transparentes. Le Burkina Faso compte un peu plus de 13 millions d’habitants et se retrouve en queue de classement de l’Indice de développement humain du PNUD.. Mais comme l’indique le CV de Blaise Compaoré sur le site de la présidence burkinabé (et de la présidence de la république française ) .. Le président « aime les animaux sauvages ».. il suffit d’ailleurs de longer sa résidence de Ziniaré pour apercevoir une partie de son zoo privé… entretenu aux frais de qui ?

La LDH rejoint la revendication des associations de la société civile burkinabé (MBDHP, RENCAL…) pour que soit mis un terme à la corruption, que la lumière soit faite sur les nombreux crimes de sang qui jalonnent la présidence de Monsieur Compaoré, pour le respect des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels du peuple burkinabé !

Alors que Nicolas Sarkozy rentre d’une brève tournée africaine, la LDH dénonce la survivance de la « françafrique » dont le président burkinabé est l’un des plus sinistres fleurons !

source : http://ldh19.over-blog.com/...


A l’occasion de la visite du Président Blaise Compaoré en Limousin, la MDH en appelle au respect des droits humains.

A l’occasion de la venue en Limousin du Président du Burkina Faso Blaise Compaoré, la Maison des Droits de l’Homme (MDH) a réaffirmé son attachement et sa vigilance au respect des Droits Humains. Elle lui a remis, mardi 31 mars 2009, un courrier demandant la réouverture du dossier judiciaire relatif aux assassinats le 13 décembre 1998 du directeur de l’hebdomadaire "l’Indépendant" Norbert Zongo avec trois autres personnes retrouvées calcinées dans leur véhicule. Ce dossier a été classé le 18 juillet 2006 et doit pouvoir être réouvert par une enquête impartiale, avec des résultats rendus publics afin que les auteurs et commanditaires de ces crimes odieux soient traduits en justice.

Des liens nombreux et anciens se tissent entre acteurs du Limousin et du Burkina Faso. La venue du Président du Burkina Faso est l’occasion de réaffirmer une volonté d’un partenariat respectueux de la dignité et des droits humains.

La Rencontre des Régions d’Europe est pour la MDH, l’opportunité de souligner l’importance des politiques de lutte contre le changement climatique et de coopération décentralisée impulsée par les collectivités territoriales, qui en associant notamment les acteurs des sociétés civiles au Nord et au Sud, constituent des outils efficients par rapport aux enjeux liés au climat et pour répondre aux Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

Voir le courrier envoyé à Blaise Compaoré à l’adresse http://mdh.limoges.free.fr/...


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